J’apprends le français

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Qui sont-ils, ces migrants et réfugiés qui, le plus souvent, ne font la Une que lorsque leur bateau est refoulé au large des côtes européennes ou, pire, qu’il sombre, corps et biens? « J’apprends le français », le livre de notre consœur Marie-France Etchegoin (éditions JC Lattès), nous en dit beaucoup sur eux. Avec respect et empathie.

Ancienne du Nouvel Observateur, aujourd’hui collaboratrice de Vanity Fair, la journaliste y raconte son expérience de bénévole dans un centre d’hébergement d’urgence pour demandeurs d’asile, à Paris. Semaine après semaine, elle y a retrouvé Reza, Mahmoud, Moussa, Abdullah, Salomon et quelques autres encore. Ils viennent d’Afghanistan, d’Érythrée, du Soudan ou d’ailleurs.

« Les migrants sont vieux comme le monde, écrit-elle. Les migrants font le monde. Un jour, ce sera peut-être mes petits-enfants, ou même mes enfants, ou moi, qui sait ? Un jour, nous fuirons nous aussi, mus par la nécessité ou par la volonté d’exister… »

 

Légende de la photo :
Notre consœur Marie-France Etchegoin.
Photo Brigitte Baudesson/Editions JC Lattès.